
Transition énergétique et climatique – février 2026
Christine Prigent porte la position du groupe Breizh a-gleiz au sujet du bordereau : Transition énergétique et climatique (Mission 6 P 603)
Monsieur le président, Monsieur le vice-président, cher.es collègues
Notre région, malgré ses efforts, reste très dépendante des énergies fossiles. 2 facteurs expliquent cette dépendance. La voiture qui reste le moyen de transports le plus utilisé et l'activité agricole très importante en Bretagne et très gourmande en pétrole et gaz.
Notre groupe a toujours insisté sur la nécessité de réduire nos consommations d'énergies fossiles et accélérer le développement des énergies renouvelables. La production énergétique régionale s'établit aujourd'hui à 22% de la consommation régionale. En net progrès, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir avant l'autonomie énergétique.
C'est pourquoi, les objectifs du SRADDET seront revus en avril prochain pour mettre entre autres l'accent sur les énergies marines renouvelables. Ces énergies marines renouvelables que nous défendons. Elles apporteront, en plus d'une énergie inépuisable, des emplois locaux et des retombées financières sur les territoires. Nous saluons les propos de Mr Quernez sur ce sujet et le rappel de l'importance pour les ports bretons.
La région consolidera la gouvernance énergétique et climatique et donnera la priorité à la phase territorialisation du volet climat-énergie du SRADDET. De même, avec l'état, elle animera la Conférence bretonne de la transition énergétique et du Comité régional de l'énergie. C'est très important et nous partageons tout à fait cette volonté mais en cette période de disette budgétaire, nous serons vigilants afin que ces programmes ne soient pas revus à la baisse ce qui nuirait à leur efficacité.
Ce programme met l'accent sur la rénovation thermique des logements avec la poursuite de son soutien au réseau des agences de l'énergie avec ses 120 conseillers et conseillères sur le territoire breton.
Le dispositif de Tiers financement (SPL) sera mis en place en février. Pour accompagner 500 rénovations et favoriser la lutte contre la précarité énergétique. Sans oublier le soutien à l'amélioration du bâti tertiaire, public ou privé, avec un appel à projets « bâtiment performant ». Ces dispositifs nous semblent essentiels pour baisser notre consommation.
La Région s'engage à soutenir le développement des énergies renouvelables sur des projets exemplaires et en accompagnant les filières professionnelles. La Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE) nous propose, en plus d'une fuite en avant dans le nucléaire, avec tous les risques que cela comporte (vétusté, risque d'accidents, dépendance), une baisse du soutien à l'éolien terrestre et une baisse des financements vers la filière photovoltaïque. Attention à nos entreprises, aux collectivités, aux agriculteurs et agricultrices qui se sont engagés dans cette voie et qui risque de payer très chers des choix stratégiques qui changent trop souvent. La stabilité est essentielle, c'est pourquoi, nous validons la prorogation d'un an du programme pluriannuel 2023-2025 dédiée à la production d'énergies renouvelables.
L'Accompagnement des projets citoyens est également très important pour une bonne acceptabilité.
Concernant les financements, il existe des crédits FEADER pour l'adaptation au changement climatique pour les collectivités soit = 11 millions d'euros. Il sera important de le rappeler aux nouveaux élus.es
Le Plan de transition bas carbone de la collectivité sera finalisé en 2026. Il présentera les projets de décarbonation de la flotte régionale, la rénovation énergétique et la poursuite du développement des énergies renouvelables dans les lycées. Là encore avec un budget à la baisse.
La production des déchets continue d'augmenter. Notre région est très loin de son objectif « O déchets » en 2024.
Des actions se poursuivent sur la sensibilisation contre le gaspillage, mais aussi la structuration et le développement des filières : ressourceries, recycleries : matériaux biosourcés
Dans les lycées, mise en place d'ambassadeurs anti-gaspillage pour aller vers bonnes pratiques
Il est difficile de comprendre les différentes baisses : 13% pour les autorisations d'engagement, 10% (1 million d'euros) des crédits de paiement de fonctionnement mais, à l'inverse, hausse de 36% (5,6 millions d'euros) de crédits de paiement d'investissement. Pour quelle raison ? La variabilité de ces lignes budgétaires n'est pas très claire.
Nous apprécions l'appel à projets « Démarches collectives territoriales d'économie circulaire en Bretagne », mais comme le CESER nous regrettons le manque d'actions vers la réduction des déchets à la source.
Nous constatons aussi une baisse des aides sur la rénovation des déchetteries.
Le Plan régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD) revu nous sera présenté en avril 2026 ainsi que les éléments de sa mise en œuvre.
Une modification de ce PRPGD est en cours concernant les unités de traitements et les sites enfouissement. Gael Briand, abordera le projet de l'incinérateur de Pontivy lors d'une question orale. Nous rappelons que les conséquences du brûlage des déchets ne sont pas neutres en matière de qualité de l'air et de production de déchets ultimes (les fameux mâchefers). Sans compter que la construction de nouveaux fours, implique de bien les remplir pour les faire fonctionner et qu'ils soient rentables. En opposition à l'objectif de réduction des déchets.




