
Débat Budget Vert – février 2026
Christine Prigent porte la position du groupe Breizh a-gleiz au sujet du bordereau : Débat Budget Vert
Rappelons d’emblée les 2 objectifs de ce budget vert :
- Contribuer à éclairer et à accompagner les arbitrages budgétaires (dépenses positives ou négatives pour l’environnement)
- Evaluer la cohérence des dépenses avec les objectifs environnementaux et en suivre les évolutions d’une année à l’autre.
Nous pouvons saluer le travail des services car ce budget vert est un exercice difficile, qui va d’ailleurs concerner cette année toutes les communes de plus de
3500 habitants
Ce 5ème budget vert est marqué par une évolution très positive : c’est la première fois qu’il est totalement exploitable puisque les dépenses poliment classifiées “à approfondir” sont passées de 29 l’année dernière à 9% cette année. Donc désormais le “rapport de forces” entre dépenses favorables et défavorables est totalement fiable.
Dès lors, ce critère peut et doit faire partie des éléments de la décision publique : dans une logique de priorisation et d’arbitrages.
L’évaluation environnementale basée sur la cotation de I4CE est solide et permet une bonne visibilité des résultats. Ce qui devrait permettre un débat démocratique sur les enjeux environnementaux pour notre région. Mais aussi débloquer les financements nécessaires à la réalisation des actions nécessaires.
Cette évaluation doit bien sûr rester cohérente avec les autres politiques sur les enjeux climatiques et environnementaux. Une évaluation permanente de ces politiques s’impose.
Dans la partie atténuation du changement climatique, on constate une forte baisse de la catégorie à approfondir et une augmentation des catégories dites neutres. A contrario, 8% des catégories sont jugées défavorables contre 5% en 2024 et 2025.
Dans la mission 6, 0% de défavorables. Qu’en est -il des incinérateurs ? Des centres d’enfouissement ? De la collecte des déchets ?
L’évaluation du budget sur le volet adaptation au changement climatique consiste à mesurer la résilience des investissements et dépenses de la collectivité face aux impacts du changement climatique. Ce volet adaptation nous semble hélas un peu pauvre
Pourtant, l’adaptation au changement climatique est essentielle car les impacts sur la population, sur l’économie, sur les transports peuvent vite être énormes.
Il reste plusieurs leviers à activer dans les dépenses pour l’adaptation. Entre 40 et 50% seulement sont couvertes pour les missions 1, 3, 4, 5, et 6.
La rédaction de la « Stratégie régionale d’adaptation au changement climatique » (SRACC) est en cours. Comme le HCBC nous pointons deux éléments importants à mettre en évidence dans ce document. Le financement d’abord ainsi que la prise en compte des inégalités d’exposition et de vulnérabilité
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