
Question orale – avril 2026
Kristian Guyonvarc'h porte la position du groupe Breizh a-gleiz au sujet de la « Réorientation de la filière volaille en Bretagne : rôle de la Région Bretagne dans le plan de reprise de FRANCE POULTRY par le groupe LDC et l'entrée de ce dernier au capital de YER BREIZH »
Monsieur le Président,
Le 24 février 2026, le Tribunal de commerce de Rennes a homologué un Protocole d'accord conclu entre les Groupes ALMUNAJEM et LDC. Ce Protocole d'accord a prévu l'acquisition, par le Groupe LDC, de 100 % du capital de la société FRANCE POULTRY au 31 décembre 2026 et de 35,5% du capital de la société YER BREIZH, principal fournisseur de FRANCE POULTRY, avant le 11 mars 2026.
Le groupe LDC a annoncé un investissement de 120 millions d'euros, via sa filiale la Société Bretonne de Volaille (SBV), qui se traduirait notamment par la construction d'un nouvel abattoir à Châteaulin. Le président du directoire de LDC s'est engagé à maintenir les 314 emplois de France Poultry à Châteaulin mais aussi ceux de l'amont de la filière qui est organisé depuis 2018 dans le cadre de la société Yer Breizh : 95 salariés dans une usine de production d'aliments à Bannalec dans le Finistère et un couvoir à La Harmoye dans les Côtes d'Armor et près de 120 éleveurs intégrés qui exploitent un parc de poulaillers d'environ 300 000 m², dont 70 000 m² approvisionnent déjà le groupe LDC.
La Région Bretagne est au capital de Yer Breizh depuis sa création en 2018.
Selon les dires du président du directoire de LDC, la reprise des activités de France Poultry devrait se traduire en 2027 par un renoncement au marché du poulet congelé grand export à destination du Moyen Orient et un recentrage vers le marché français, fortement déficitaire en viande de volaille, et le marché européen. Pour les éleveurs qui approvisionneront le futur abattoir, le changement sera majeur au niveau du process d'élevage puisqu'il leur faudra allonger la période d'élevage pour privilégier un poulet "lourd" (poulet mature) au lieu du poulet "léger" aujourd'hui exporté.
Monsieur le Président, pouvez-vous nous dire comment la participation de la Région Bretagne au capital de Yer Breizh pourra conforter l'orientation des futurs investissements du groupe LDC vers l'approvisionnement du marché intérieur français et européen ? Comment la Région compte-t-elle agir pour que cette réorientation permette d'augmenter en Bretagne la part des productions biologiques ou sous signes de qualité du type « label rouge » et d'améliorer la rémunération des éleveurs ? La Région a-t-elle l'intention de peser en faveur de systèmes de production qui favorisent l'autonomie protéique ?
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