Plan de transition bas carbone 2026-2028  – avril 2026

Published On: 22 avril 2026Views: 4

Christine Prigent porte la position du groupe Breizh a-gleiz au sujet du Plan de transition bas carbone 2026-2028 

Intervention Plan de transition bas carbone 2026-2028 

 

Aujourd'hui, tous les signaux sont au rouge. En 2025, la hausse moyenne de la température sur l'ensemble de la planète est de 1,43 degrés. Nous frôlons les 1,5°, la limite à ne pas dépasser, définie par les accords de Paris en 2015. En France, la hausse pourrait être de 4°. 

 

Partout sur la planète, les théories des climato-sceptiques gagnent du terrain. 

 

L'exploitation de nouveaux forages pétroliers ou gaziers repart de plus belle. Et les grands fonds marins ne seront bientôt plus à l'abri d'une exploitation industrielle. 

 

En même temps, les conséquences dévastatrices du changement climatique sont déjà là avec des inondations meurtrières partout sur la planète, des sécheresses et des températures caniculaires qui se multiplient. 

 

Au moment où les impacts du dérèglement climatique sont de plus en plus violents et touchent fortement les populations les plus vulnérables, partout sur la planète, les décideurs politiques font un pas en arrière.  Les mesures pour limiter le réchauffement climatique ne sont plus prioritaires, si elles ne l'ont jamais été. D'autres priorités sont mises en avant et l'argent manque pour financer les transitions et les adaptations, laissant les collectivités territoriales bien seules face aux impacts de ces crises climatiques. 

 

Avec la guerre en Ukraine et, depuis peu, au Moyen Orient, la sécurité des pays et l'armement passent avant tout le reste. 

 

Les leviers financiers, fiscaux et réglementaires dépendent de l'Etat. Nous sommes confrontés à des injonctions contradictoires et des incohérences entre les objectifs nationaux et européens de décarbonation à la hausse et la réduction des sources de financements 

 

Encore une fois, seule une véritable décentralisation avec autonomie financière permettrait à notre Région ne se rapprocher des objectifs de neutralité carbone. La Région Bretagne connaît bien entendu les mêmes difficultés que les autres régions françaises et européennes mais proposer un Plan de Transition bas carbone qui n'atteindra pas les objectifs de neutralité carbone en 2050 nous semble problématique. 

 

En effet, si nous comprenons bien les contraintes d'une transition de décarbonation dans une région agricole, nous comprenons moins, à l'instar du CESER, que la région épouse pour ses propres politiques publiques et d'emblée une trajectoire moindre. Cette position « défensive » nous parait surtout peu mobilisatrice. 

 

 

La trajectoire actuelle de baisse des émissions de GES de 12% entre 2024 et 2030 ne répondra pas aux objectifs du SRADDET. Comme le CESER, nous pensons qu'il serait préférable de viser une trajectoire de neutralité carbone d'ici 2050 quitte à mettre en place des mesures de correction, au cas par cas, si l'objectif final semble s'éloigner. 

 

A plusieurs reprises dans le document, il est demandé de prendre en compte la contribution de la Bretagne à la souveraineté alimentaire nationale et européenne. C'est une réalité, mais une transformation du modèle agricole breton permettrait une véritable souveraineté, sans apport de soja ou d'intrants de l'autre bout de la planète, et une diminution de la production de GES. 

 

Ce Plan de transition bas carbone s'insère dans différents documents stratégiques comme le SRADDET, le SRTES et il impactera aussi les PCAET des EPCI. La Région Bretagne, comme dans plusieurs autres domaines, a un rôle de chef de file. Elle doit être ambitieuse dans sa volonté de réduire les gaz à effet de serre pour entraîner l'ensemble des territoires bretons. 

 

Nous savons que les mesures pour un Plan de Transition bas carbone ambitieux auraient un coût considérable à court terme, mais ce sont des investissements rentables sur le long terme car ils évitent des coûts massifs en termes de réparations, compensations, pertes économiques et de vies humaines.  

 

La Bretagne n'a jamais lésiné pour investir dans ses infrastructures, dans ses lycées dans ses mobilités, elle nous semble capable, en bon ordre, d'investir dans les transitions écologiques et climatiques 

For privacy reasons YouTube needs your permission to be loaded. For more details, please see our Mentions légales.

Partager cet article

Suivez-nous
Derniers articles
For privacy reasons X needs your permission to be loaded. For more details, please see our Mentions légales.